Chercher 
Fondation Trésor Utrecht

Plantes caractéristiques

Contenu:
Anaphyllopsis americana   
Anthurium moonenii
Arum
Cecropia
Clusia grandiflora
Costus
Trompette d'or
Gurania
Heliconia bihai
Helosis cayennensis
Ipomoea (Liserons et Patates douces)
Lecythidaceae: les cousins de la     Noix du Brésil à Trésor
Marcgraviaceae méritent un détour
Solanaceae
Orchidées, les perles de Trésor
Pachira aquatica (Cacao-rivière)
Passiflores
Pinot
Scleria secans
Utriculaires et Laitiers
Voyria, les naines du Trésor
Vriesea splendens
Smilax, une 'armoire à pharmacie' verte.

Cette rubrique est enrichie chaque mois d' une 'plante du mois'.



Anaphyllopsis americana
Renske Ek

photo Guus Pfeiffer
Anaphyllopsis americana, la plante emblème de Trésor, est une belle plante de la famille des aracées (Araceae). Sur la réserve Trésor la plante est trouvée surtout dans la plaine inondable de la crique Favard. La plante herbacée atteint une hauteur de 1,5 m et n'a le plus souvent qu'une seule feuille. La pétiole, plus longue que le limbe, est superbement tachetée avec aspect de peau de serpent d'un pourpre verdâtre foncé. Lorsque la plante est encore jeune les feuilles sont sagittées et deviennent profondément incisées lorsqu'elle prend de l'âgé. L'inflorescence dépasse tout droit vers le haut, la tige atteignant en général jusqu'à 1,3 mètre de haut.

L'aspect le plus saillant de l'Anaphyllopsis americana est la bractée tournant autour de l'inflorescence (le spathe). La bractée entoure une inflorescence en forme d'épi (le spadice). Les petites fleurs vertes sont hermaphrodites et produisent une odeur qui attire les insectes. La floraison est surtout de février à juillet (petite saison des pluies jusqu'au début de la saison sèche).








photos Joep Moonen
Anthurium moonenii (Araceae)
Joep Moonen

Cette plante n'a pas encore été décrite; c'est-à-dire que c'est une nouvelle espèce.
Depuis que je l'ai découverte en 1990, beaucoup d'études y ont été consacrées et bientôt on pourra s'attendre à une publication du Dr. T. Croat, aussi parce qu'un chercheur brésilien vient de découvrir la plante à Parį et qu'il était entrain de la décrire.
La première plante avec inflorescence, je l'ai récoltée en 1990 sur la rivière des Cascades. En cette année le Dr. Thomas Croat, spécialiste des aracées des Missouri Botanical Gardens, constata qu'il s'agissait d'une espèce pas décrite.
à longueur d'années la description a été adaptée e. a. parce qu'il y a des plantes avec des feuilles triples et il y en a aussi avec des feuilles simples.
L'espèce est rare et en général on trouve un seul spécimen, à quelques mètres au dessus du sol dans un arbre. C'est une épiphyte (plante qui pousse sur d'autres plantes sans en tirer de la nourriture).
Les feuilles sont très belles: Anthurium moonenii gagna en 2002 et en 2003 le premier prix de l'annuel " International Aroid show " à Miami.
Sur Trésor me sont connues deux plantes, dont une sur le Sentier Botanique.
Dans Emerald Jungle Village nous avons une vingtaine de spécimens en culture que nous augmentons chaque année par bouturage. Elles sont utilisées aussi pour des recherches scientifiques.






Homalomena picturata
photos Bas van de Riet
Arums
Vijko P.A. Lukkien

Les Arums, certainement ceux des marais et des forêts de l'Amérique du Sud, sont caractérisés par de grandes feuilles coriaces, alternées le long de la tige. Ce sont des herbacées rhizomateuses, poussant aussi bien dans l'eau comme sur le sol ou sur les troncs et les branches d'arbres gigantesques. Il y a dans la famille aussi plusieurs plantes grimpantes, qui cherchent la lumière jusque très haut dans la canopée. Sur les tiges de ces grimpeurs, on trouve souvent de longues racines aériennes.
En bref, une famille étendue qui a de toute façon un aspect en commun et c'est la structure de la souvent très spectaculaire inflorescence. Elle consiste d'un "spadice" charnu avec les fleurs disposées dessus en deux groupes, les mâles au-dessus des femelles. Le plus remarquable est la grande bractée, qui enveloppe l'épi à la base. Les fruits sont des baies; groupées toutes ensemble en l'épi elles semblent être un seul fruit.

Sur la réserve Trésor il y a une grande variété d' "Arums". Dans cette rubrique nous avons déjà parlé de la plante emblème de la Fondation Trésor : Anaphyllopsis americana, aussi un membre de la grande famille des Arums.

Combien l'inflorescence des Arums est belle, montre un autre représentant de cette famille, à savoir Homalomena picturata, qui récemment fut ajoutée à la longue liste de plantes repérées sur Trésor.
à part de cet exemple nous connaissons beaucoup d'espèces étroitement liées aux plantes d'intérieur connues chez nous en Hollande comme le Philodendron, Anthurium, Dieffenbachia et Monstera (le faux philodendron). Les baies du "faux philodendron" (Monstera deliciosa) du Mexique et de l'Amérique Centrale ont une odeur très agréable, sont bien comestibles et sont utilisées e. a. dans la production de boissons rafraīchissantes. Dommage donc que cette populaire plante d'intérieure ne fleurisse ni fructifère que rarement dans l'appartement.







Cecropia (Bois canon)
Vijko P.A. Lukkien

Sur la route menant du village de Roura, à travers les collines de Kaw, à la réserve Trésor " l' arbre de lisière " la Cecropia est une apparition familière.
L'arrière-plan formée par la forêt beaucoup plus haute fait que ces arbres relativement petits se font remarquer par leur feuilles profondément lobées qu'on trouve sur une ramescence en forme de parapluie au sommet du tronc élancé.
La face intérieure des feuilles souvent argentée ressort tout de suite entre l'énorme variation de couleurs vertes et de formes de feuilles si typiques pour la forêt tropicale humide.


Cecropia avec des traces de rongement des feuilles
photo Eric Augusteijn
Les Cecropias, dont une centaine d'espèces a été décrite, appartiennent à la famille du même nom des Cecropiaceae.
Cette famille est étroitement liée avec la famille des Moraceae (mûriers), à laquelle appartient aussi le genre connu des figuiers (Ficus) avec en tout 800 espèces. En plus du figuier et du mûrier, un grand nombre de plantes d'intérieur connues chez nous, appartient à cette famille.
Les inflorescences en épi mâles et femelles des Cecropias ne sautent pas aux yeux et sont fécondées surtout par le vent.
Le latex visqueux de quelques espèces de Cecropia peut être utilisé pour la fabrication de caoutchouc.
Les Indiens sud-américains savaient faire un usage utile du bois en le frottant de telle manière que se produisit une combustion spontanée pour allumer un feu de bois.

Une autre propreté remarquable est que la moelle des branches et du tronc est divisée par des cloisons en chambrettes dans lesquelles s'hébergent des fourmis Azteca.
Si l'on croit pouvoir facilement arracher quelques branches p. ex. d'un tronc tombé, on s'aperçoit rapidement que les fourmis défendent feu et lieu en mordant agressivement.

Fourmis Azteca dans un tronc de Cecropia
photo Bas van de Riet
Les espèces Cecropia qui hébergent les fourmis Azteca de cette façon unique de location de gīte, contribuent par un certain nombre de propriétés extraordinaires à la relation protectrice, qui est utile pour l'arbre.
Ainsi se trouvent à la base des pétioles, au point d'attache des branches, des nectaires produisant nectar et des capsules alimentaires qui servent les fourmis de nourriture.
En plus il s'est avéré que la face intérieure des feuilles porte un revêtement touffu de petits poils, ce qui produit la couleur argentée déjà mentionnée. Les poils ne forment pas d'obstacle pour les fourmis, mais les protègent contre des attaques de l'extérieur.
Les Crecopias qui n'hébergent pas de fourmis ne sont pas velues et les feuilles montrent souvent des traces de rongement. (voir photo Eric Augusteijn)
La protection que les Cecropias reçoivent des fourmis en échange contre les rongements parait être maintenue sur base d': " un service en vaut un autre ".

Ce n'est pas non plus surprenant qu'on trouve les Crecopias en grand nombre sur le bord de la route de Roua à Trésor. C'est que ce sont des espèces pionnières de croissance rapide qui, quand la forêt est atteinte par la coupe et par la construction de routes, sont les premières à pousser et à coloniser les trouées.

top


Clusia grandiflora
photo Foto Natura

Clusia grandiflora Splitg.

Vijko P.A. Lukkien

Le proverbe : "C'est au fruit qu'on connaīt l'arbre" s'applique certainement à cette "plante": Clusia grandiflora de la forêt tropicale humide Trésor.

En marchant dans la forêt, on trouve régulièrement par terre des fruits en boule aplatie d'un diamètre d'environ 10 cm. Ces fruits se font remarquer d'autant plus parce qu'ils ont éclaté en forme d'étoile avec (dans le cas de Clusia grandiflora) environ 13 valves pointues grandes ouvertes.

Le fruit de Clusia grandiflora
Parce que cette Clusia existe haut dans la canopée sur une branche ou à l'aisselle d'une branche d'un arbre gigantesque, les fruits sur le sol sont souvent la seule indication de sa présence.

J'ai mis le mot "plante" entre parenthèses parce que les représentants du genre Clusia - sur Trésor 5 espèces ont été décrites jusqu'à présent, dont une espèce pas encore nommée - ont un type de croissance assez variée. Les Clusias s'avèrent bien flexibles dans leur façon de se présenter.
à côté d'un type de croissance épiphyte, on trouve aussi bien d' espèces qui, établies sur un " arbre porteur ", envoient des racines aériennes en bas et une fois arrivées au sol forestier, elles s'y enracinent.
Ces espèces finalement " volent de leurs propres ailes ". Elles sont appelées hémiphytes.
Les racines aériennes peuvent à leur tour former des racines latérales (voir figure), parfois entourant leur hôte dans une étreinte mortelle, et donc connues comme " étrangleurs ".


Détail d'une racine aérienne qui, ayant
atteint le sol, alimente la plante avec des
racines aériennes vrillées, qui embrassent
la plante (l'étranglant).
(d'après Reinders en Prakken,
Leerboek der plantkunde, 1964.
Un spécimen existe en Guyane française et répond au nom de Clusia scrobiculata.
Notre Clusia grandiflora n'existe pas seulement comme épiphyte; elle peut aussi pousser par terre et forme alors un arbre assez bas jusqu'à environ 10 mètres de haut.
En plus il y a parmi les Clusias des types de croissance frutescents et lianescents.

Les fleurs de la Clusia grandiflora sont disposées en petites groupes de trois. Les pétales, 8 au total, sont souvent d'une couleur incarnate et en dessous on trouve une demi-douzaine de feuilles épicalices; quatre en une couronne et en dessous deux autres qu'on peut considérer être des pétioles des fleurs.

Les fleurs sont unisexuées, c'est-à-dire qu'elles hébergent ou bien les étamines ou les pistils. Les graines sont équipées d'un appendice coloré (arillus),

Fleurs de Clusia grandiflora
qui est surtout une attraction appétissante pour les oiseaux. De cette façon la dispersion de la plante est assurée.
Quelques représentants de la famille des Clusiaceae contiennent des gommes médicinales.
Les Indiens utilisaient et utilisent ces gommes e.a. aussi comme collagène pour attraper de petits oiseaux (glu).
Au moins une espèce de Clusia est cultivée comme plante ornementale, la Clusia rosea.




Costus
Vijko P.A. Lukkien


Costus congestiflorus
Pendant une visite de travail à la réserve Trésor, fin de mars 2005, je fus frappé lors d'une mission d'inspection, par un groupe de plantes, appartenant à trois espèces différentes du même genre (Costus), toutes en même temps en floraison! Et tout cela sur 2 m² de sol forestier.
C'est un de ces moments qu'on se rend compte pour la tantième fois combien la biodiversité de cette forêt humide est grande. Et aussi il en ressort que les trois espèces se plaisent bien ensemble apparemment dans un même biotope. Ce qui mine considérablement l'idée que chaque espèce a son propre biotope, (en tout cas pour moi).

Les trois espèces dont il s'agit sont :
  • Costus congestiflorus
  • Costus scaber et
  • Costus erythrothyrsus
Par la couleur et la forme des fleurs et de l'inflorescence, c'est facile de distinguer les trois espèces. En total 6 espèces ont été décrites pour la Guyane française centrale, tandis qu'en toute l'Amérique tropicale 60 espèces ont été repérées jusqu'à présent.


Costus scaber
  
Costus erythrothyrsus
photos Vijko Lukkien
La famille des Costaceae est considérée d'être étroitement liée aux Zingibéracées (Zingeberaceae), dont le Gingembre (Zingiber officinalis) est un exemple très connu.

Les plantes du genre Costus se caractérisent par une inflorescence monopodiale, des fois sur une tige sans feuilles, comme c'est le cas de C. erythrothyrsus.
Les fleurs ont des couleurs magnifiques, raison pour laquelle un nombre d'espèces est cultivé sur une grande échelle.
Du point de vue botanique la fleur a une construction quelque peu compliquée. Allant d'en bas en haut nous trouvons deux corolles de trois bractées de fleurs, dont les inférieures, soudées ensemble, forment la calice et les supérieures, soudées à la base, la corolle. Dedans nous ne trouvons qu'une seule étamine, qui a la forme d'une feuille de corolle (avec labelle): le labellum. Nous trouvons aussi un seul pistil.

Remarquable trait spécifique de ces plantes, appartenant au genre Costus, est que les tiges feuillées (les feuilles en deux rangées) sont souvent disposées en spirale. Ainsi toutes les feuilles captivent la lumière de façon optimale sur le sol forestier où règne la pénombre.
Enfin on sait que la sève de la tige de plusieurs espèces de Costus, a un puissant effet désinfectant et qu'on l'applique pour soigner des blessures.
Le Costus n'est donc pas seulement une très belle plante, mais, comme on le voit tant de fois chez des plantes de la forêt tropicale, a-t-elle aussi des caractères très utiles!



La Trompette d'or sur Trésor (Allamanda cathartica L.)
Vijko P.A. Lukkien




Allamanda cathartica
photos Bas van de Riet    
Cette photo de l'Allamanda cathartica L. a été prise lors de la dernière expédition de recherche botanique dans les ravins des criques de Trésor. Cette recherche a produit beaucoup de données nouvelles et a précisé une fois de plus la grande biodiversité de notre réserve.
Allamanda est un exemple de que la forêt tropicale humide sud-américaine est une riche source de végétaux utiles pour l'homme et souvent d'intérêt économique.
Allamanda cathartica, dont le nom vulgaire est trompette d'or, est cultivée sur une grande échelle comme plante ornementale et on la trouve dans beaucoup de jardins sous les tropiques.
Allamanda est un arbuste grimpant de croissance rapide, pouvant atteindre jusqu'à 6 mètres.br> A la base il y a des feuilles presque " sessiles " (c.-à.-d. des feuilles sans pédoncule) serrées en rosette, mais plus en haut elles sont rangées correctement en pairs, deux à deux sur la tige.
Les fleurs au bout des branches ont 5 pétales. La corolle commence en tube et est terminée par cinq lobes plus ou moins plats, formant une grande fleur éclatante d'un diamètre de 8 cm. Sur les photos on voit aussi une remarquable propriété familiale, appartenant aux Apocynaceae, que, dans le bourgeon et dans la fleur éclose, les parties de la fleur sont tournées. Les cinq étamines sont plantées sur la tube corollaire, dont l'ouverture est fermée par des poils. En bas de la tube corollaire on trouve le pistil.

La famille des Apocynaceae est aussi connue dans la flore européenne sous le nom de la famille des Pervenches. La petite pervenche (Vinca minor. L.) n'existe pas seulement à l'état sauvage, mais on la voit aussi dans beaucoup de jardins, auprès de la grande pervenche.
Les belles fleurs bleues montrent également la tournure mentionnée des parties de la fleur. Ainsi les liens de parenté sont tout de suite manifestes même loin à travers l'Océan.

Enfin : l' Allamanda doit son nom, parait-il, au nom d'un botaniste hollandais Allamand !



Deux étonnantes Cucurbitacées sur Trésor
Vijko Lukkien


Gurania bignoniaceae

On voit bien la disposition des vrilles et pétioles. La feuille y appartenant a été enlevée.
photos Renske Ek
En conduisant pendant les premiers mois de l'année en direction de Trésor, on verra sans doute le long des lisières, deux robustes et voyantes plantes à la fois grimpantes et rampantes. Elles s'appellent Gurania bignoniaceae et Gurania lobata et sont parentes de nos connus concombres, scientifiquement dites la famille des Cucurbitaceae.
La première avec plus de fleurs rouges et une feuille simple ou triple (voir illustration). La deuxième avec plus de fleurs oranges et une feuille plus lobée avec 3, parfois 5 lobes.


Gurania lobata
La calice de chacune des deux est d'une couleur très voyante (rouge ou orange) et leur corolle, un peu cachée, est jaune.
Ce sont de vrais grimpeurs (lianes) qui se frayent un chemin vers la lumière à l'aide de vrilles sortant des tiges.
Ces vrilles on les trouve toujours sur la tige à l'endroit où poussent aussi les feuilles et les fleurs.

Remarquable pour la famille (Cucurbitaceae) et donc aussi pour les espèces mentionnées ici, est que les fleurs sont unisexuées; c'est-à-dire qu'on trouve à côté des fleurs femelles avec seulement un pistil, des fleurs mâles avec seulement des étamines.
Les fruits des deux restent verts, exactement comme nos concombres, mais sont de dimensions beaucoup plus petites: quelques 4 cm de long et 2 cm de gros.

Très probablement la courge (Cucurbita moschata, Cucurbita pepo), une des plus anciennes espèces comestibles cultivées par l'homme, appartient aussi à la famille des cucurbitacées. Des découvertes archéologiques ont démontré que la courge existait déjà quelques 5000 ans av. J.-C. au Mexique et un peu plus tard aussi au Pérou.
Parce que la courge musquée (C. moschata) supporte mieux les très hautes températures que les autres cucurbitacées, elle est cultivée sur une grande échelle en Amérique du Sud.

Dans le petit livre " Vruchten en meer in Suriname " (" Des fruits et plus en Surinam ") Wim N. Veer écrit que la chaire orangée est nutritive et que le pourcentage d'eau et d'huile est haut.
Les graines du Pampun (nom surinamien pour la courge musquée) séchées ou grillées et salées sont un snack populaire au Mexique, en Inde et en Asie du Sud-Est.
Enfin: la courge musquée (C. moschata) est toujours cultivée en Guyane française sur des endroits secs et riches en azote (tas de déchets) et non pas seulement pour la chaire et les graines, mais aussi pour en fabriquer des éponges de bain.




Heliconia bihai
Vijko P.A. Lukkien


Heliconia bihai
photo Bas van de Riet
Qui met pied sur la réserve Trésor en descendant par le sentier étroit qui part du centre des visiteurs, verra bientôt dans une clairière de la forêt un grand groupe de plantes avec des inflorescences très vivement colorées. Ici dans la pénombre, poussent sur le sol des plantes herbacées plus hautes qu'un homme, les Heliconia bihai.

Les grandes feuilles à pédoncules longues font au premier abord penser aux feuilles du bananier. Et bien que les Héliconies autrefois furent comptées parmi la famille des bananes (Musaceae), elles sont à présent, en raison de la structure de la fleur, rangées dans une famille propre: les Heliconiaceae. Le caractère le plus saillant des inflorescences du genre Heliconiaceae, duquel plus de 100 espèces ont été décrites, sont les bractées de couleurs vives (rouge - orange - jaune), abritant comme dans un petit bateau quelques fleurs beaucoup moins voyantes.

Ces fleurs produisent de relativement grandes quantités de nectar et c'est bien normal que p. ex. les colibris y viennent manger, surtout sur les endroits un peu plus ensoleillés de la forêt primaire.
Ces oiseaux sont, malgré leur petite taille souvent encore plus colorés que les Héliconies mêmes en pleine floraison. La combinaison des deux produit par conséquent un des rencontres les plus colorés possibles en Trésor!br> La relation entre le Heliconia bihai et les colibris n'est certainement pas unilatérale. Attirés par le nectar des fleurs, ces petits oiseaux transportent le pollen des étamines aux pistils des fleurs. Ensuite les graines et le fruit se développeront dans la forme d'une baie bleu noirâtre également colorée. Ces baies sont mangées par des oiseaux et ainsi les graines (1-3 dans chaque baie) sont dispersées finalement par voie du tractus gastro-intestinal.

Que les oiseaux sont de grande importance pour la dispersion de ces plantes s'ensuit d'une étude au Costa Rica. Elle démontre que les baies d'une seule espèce d'Heliconia étaient sur le menu de 28 espèces d'oiseaux.br> Les graines, une fois de retour sur le sol forestier, passent par une période de repos d'environ six mois et germent au début de la saison des pluies suivante.

Enfin, qui voudrait savourer un peu de Trésor près de chez soi, je lui recommande de faire attention dans un magasin de fleurs ; les Héliconies sont en expansion sur la marché des fleurs coupées et sont cultivées sur une grande échelle.




Helosis cayennensis (Balanophoraceae),
le 'Vampire botanique de Trésor'

   A gauche: plante dont les fleurs sont
      encore fermées, on ne voit que les
      bractées en forme d'écailles de
      l'inflorescence
    A droite: plante en fleurs, couverte de
      terre par des fourmis
photo Foto Natura

Vijko Lukkien

L'Helosis est possiblement une des plantes les plus énigmatiques trouvées jusqu'à présent dans Trésor.
Au fond on ne sait pas (encore) beaucoup de l'Helosis cayennensis, sauf que de nombreuses activités vitales de cette plante ont lieu sous terre.

Comme bon membre des soi-disant Balanophoraceae, une famille de vampires botaniques, des parasites donc, elles entrent, au moyen de pousses souterraines, en contact avec une autre plante ou arbre pour se procurer de la nourriture.
C'est que l'Helosis appartient au groupe de plantes dépourvues de chlorophylle et qui à première vue font penser à des champignons.

Cela est accentué par le fait que la plante n'a apparemment pas de feuilles comme on les connaīt normalement. Au lieu de feuilles nous trouvons sur la tige des appendices en forme d'écailles (à la base de la tige, souvent dérobées aux regards). Au sommet de la tige on trouve une inflorescence en forme de boule dans laquelle les minuscules fleurs mâles (avec étamines) sont séparées des fleurs femelles (avec pistils). Elles fleurissent successivement, les unes après les autres. Une autre particularité est que les fleurs femelles, pendant leur floraison, sont entourées comme d'une voile de poils, ce que l'on voit magnifiquement sur la photo.

Pendant la période de floraison, de janvier à mars, l'Helosis émerge brièvement du sous-sol forestier pour continuer ensuite sa vie souterraine. Pendant la floraison elles reçoivent assez souvent des visites de fourmis qui jouent peut-être un rôle de pollinisateurs des fleurs.

Plante avec des fleurs mâles

Plante avec des fleurs femelles entourées de poils
photos Foto Natura
En tout cas celles-ci laissent les traces de leur présence en couvrant les tiges et l'inflorescence de terre, sous laquelle elles peuvent travailler sans être dérangées.

Du genre Helosis seulement une espèce est connue et on l'indique avec l'épithète de cayennensis. C'est un nom très approprié pour une plante trouvée dans la Réserve Trésor en Guyane française dont la capitale est Cayenne.





De Liserons et Patates douces
Vijko Lukkien

C'est toujours une surprise si l'on rencontre en Guyane française et Trésor parmi l'infinité de plantes, exotiques pour la Hollande, tout d'un coup quelques espèces plus ou moins connues.
C'est le cas e. a. des représentants de la famille des Liserons (Convolvulaceae).
En Hollande, le Liseron des haies sera connu par plusieurs. C'est une plante volubile des coins perdus des jardins, broussailles et jonchères, avec de splendides fleurs blanches à corolle en entonnoir.
Sur Trésor et naturellement en toute Guyane française, on trouve quelques représentants de la même famille. Ci-dessous deux plantes sont représentées, qui, quant à la forme des fleurs présentent de grandes analogies avec notre Liseron des haies, mais qu'on compte parmi un autre genre, à savoir le genre Ipomoea.



Ipomoea spec.

Ipomoea spec.
photos Renske Ek
Il faut les encore dénommer tous deux, mais en attendant nous les représentons ici.

Au genre Ipomoea appartient aussi une espèce qu'en Guyane française est connue comme Patate Douce (Ipomoea batatas), qui a aussi des fleurs blanches, parfois rougeâtres.
Cette espèce est comptée parmi la flore sauvage de la Guyane française.
La Patate douce est très probablement originaire de l'Amérique du Sud et sous les tropiques à présent, cultivée mondialement pour la consommation.
Les racines à tubercules ne contiennent pas seulement beaucoup de fécule, mais aussi des glucides et elles ressemblent quelque peu aux pommes de terre.
Ce n'est donc pas étonnant que le nom Patate douce soit liée à cette plante.
Comme on a déjà dit, la plante est cultivée et exportée en grand nombre, se trouvant aussi fréquemment sur les marchés en Hollande.
Dans les Guyanes, la Patate douce est cultivée sur les soi-disant abattis à coté de e. a. la canne à sucre, les cacahuètes, le cacao, les bananes et le manioc.
Une autre particularité de la Patate douce est la forme de la feuille qui peut varier beaucoup, de cordiforme inverse à plus ou moins palmée profondément dentelée.



Les magnifiques fleurs d'une Lecythidacea, où l'on voit bien la bâche
recouvrant les étamines.
photo Foto Natura
Les cousins de la Noix du Brésil à Trésor
Vijko Lukkien

C'est surtout par ses fruits singuliers et peut-être davantage encore par ses fleurs, que la famille (les Lecythidaceae) de la Noix du Brésil mérite toute notre attention.
Lors des sorties en forêt, on voit fréquemment aussi bien les fleurs que les fruits, ces derniers tombés et accumulés au sol de la forêt.
Au total 20 espèces ont été décrites et classées dans quatre genres: Couratari, Eschweilera, Gustavia et Lecythis. Parmi ces 20 espèces il y en a quelques-unes pas encore dénommées. Les belles fleurs se singularisent surtout par la position des étamines, des fois placées en anneau (Gustavia) mais souvent en un anneau évasé vers un côté.
Dans ce dernier cas il se forme une sorte de bâche sur le cœur de la fleur, couvrant les étamines (fertiles) et le pistil.
Les fruits sont quelquefois des baies, mais souvent ligneux, et en ce cas munis d'une sorte de couvercle s'ouvrant pour libérer les graines.
Ce sont surtout ces fruits ligneux qui peuvent devenir particulièrement grands; en forme de bouteille (environ 20 cm de long) comme c'est le cas du Couratari guianensis ou en forme de coupe avec couvercle comme pour le genre Eschweilera (Eschweilera simiorum).


Fruit ligneux
de Couratari guianensis

Fruit ligneux
d' Eschweilera simiorum
On s'attend à que ces fleurs remarquables aient aussi des pollinisateurs remarquables, mais dans la plupart des cas les fleurs sont fécondées par des abeilles, quelquefois par des chauves-souris, comme dans le cas du Lecythis poiteaui.
La dissémination des graines se fait de différentes façons.
Les graines ailées du Couratari se dispersent grâce au vent, mais les singes peuvent ouvrir les gousses (avant que les fruits ne soient mûres) pour obtenir les graines, ce qui est évidemment défavorable pour l'arbre. Il est certain que e. a. les chauves-souris, les pécaris et les agoutis contribuent sûrement à la dispersion de ces espèces.

Et enfin: la Noix du Brésil (Bertholletia excelsa), aussi rencontrée en Guyane française (mais pas encore à Trésor), se trouve surtout dans l' Amazonie brésilienne et les régions frontières avec la Bolivie et le Pérou, où la population autochtone récolte les noix dans la forêt et elles sont ensuite exportées à l'Europe.

(Les illustrations ont été empruntées, avec permission de: Van Roosmalen, M.G.M. 1985. Fruits of the Guianan Flora, Institute of Systematic Botany, Utrecht University).
Liens: => The Lecythidaceae Pages et => Encyclopedia of Earth Brazil nut family





Marcgraviaceae: les plantes de Trésor qui méritent un détour
Vijko Lukkien


Norantea guianensis
photo Foto Natura
Parmi les nombreuses espèces de plantes qui ont déjà été recensées dans la réserve de Trésor, les membres de la famille des Marcgraviacées attirent souvent l'attention des visiteurs. C'est en navigant sur la rivière Orapu, qui constitue la limite naturelle au sud de notre réserve, que l'on aperçoit ces espèces dans la végétation sur les berges, où la lumière abondante favorise leur développement. En revanche, pour le promeneur en forêt, elles restent souvent cachées en haut dans la canopée.

Un des représentants les plus remarquables de la famille des Marcgraviacées est sans doute la Norantea guianensis. Même vues de la rivière, ses inflorescences sautent aux yeux comme des fusées incandescentes lancées depuis l'océan de verdure.

La Norantea guianensis fait partie d'un groupe d'espèces de lianes qui forment des grappes de "fleurs" rouges dans la canopée qui servent à attirer les oiseaux nécessaires pour transporter le pollen. Le mot fleur a été placé entre guillemets car en vérité il ne s'agit pas de vraies fleurs mais d'organes creuses, appelés ici nectaires, qui produisent le nectar destiné aux oiseaux. Ces nectaires constituent l'attraction visuelle qui s'attache à la base des fleurs mêmes, qui sont très discrètes, ne mesurant que 5 mm.

Marcgravia pedunculosa
Les fruits sont arrondies et prennent de la couleur en mūrissant et sont mangées par des oiseaux.

Ces nectaires ne sont pas visibles sur la photo de la Marcgravia pedunculosa, car au stade affiché sur l'image ils ont perdu leur fonction et sont tombés. Les nectaires de cette espèce sont verdâtres et sont suspendues comme des gobelets de miel en-dessous des fleurs qui sont également suspendues en forme de parapluie. Cette organisation est particulièrement propice à attirer les chauves-souris qui viennent se régaler du nectar et qui transportent ainsi le pollen.
Les Marcgraviacées méritent notre attention pour leur inflorescence particulière et leur apparence remarquable. Pour ceux qui naviguent sur l'Orapu la rencontre est souvent un motif de s'arrêter en admiration et pour prendre quelques photos.


Epidendrum nocturnum

Maxillaria uncata

Galeandra dives
foto's: Foto Natura
Orchidées, les perles de Trésor
Vijko Lukkien

Une groupe de plantes de la réserve Trésor, qui méritent certainement notre attention, sont les orchidées. Au cours des explorations, on a trouvé en tout jusqu'à présent plus de quatorze espèces différentes, mais la liste est sūrement loin d'être complète. C'est que la plupart des espèces, souvent entièrement dérobées aux regards, croissent tout en haut dans la canopèe de la forêt amarrées sur les branches et les troncs des arbres gigantesques.
L'inaccessibilité de beaucoup d'orchidées est néanmoins supprimée régulièrement d'une manière naturelle, quand un arbre gigantesque tombe, en suivant le cycle de la forêt. Alors un tel arbre peut être examiné, littéralement, de la tête aux pieds, quant à la présence d'espèces se trouvant sur les branches comme les dites épiphytes. Ainsi un petit coin du voile vert est soulevé.

Des quatorze espèces présentes à Trésor, trois sont représentées ici, chaque fois une des genres Epidendrum, Maxillaria et Galandra.
Pour donner une idée de l'immense richesse des espèces d'orchidées, c'est intéressant de mentionner ici, par exemple, qu'on a décrit jusqu'à présent environ 800 espèces du genre Epidendrum et environ 600 du genre Maxillaria.

C'est surtout la grande variation de la structure des orchidèes qui saute aux yeux. Partant d'un plan de base assez simple, on arrive à des formes et des coloris les plus étonnants. Le plan de base consiste de deux corolles, possédant chacune trois pièces florales: trois parties externes, les sépales et trois parties internes, les pétales, dans la plupart des cas il y a seulement une étamine et un pistil. Les sépales externes (inférieures) sont souvent plus ou moins uniformes, les pétales (internes) par contre sont d'une surprenante diversité de forme et de coloris. C'est frappant que la pétale qui se trouve sur l'axe de symétrie de la fleur en presque tous les cas est modifiée en un labelle remarquable. Ce labelle est pourvu également dans presque tous les cas d'un éperon nectafère, court ou très long (creux), qui joue un rôle attractif à l'égard des divers pollinisateurs des fleurs.

Haut dans la canopée, les fleurs sont fécondées par, entre autres, des guêpes, des abeilles, des papillons (de nuit), des chauve-souris et des oiseaux, Quand les graines de très petites tailles, sont mūres, celles-ci sont disséminèes par le vent comme de la poussière fine, des fois sur de très longues distances.


Solanées (Solanaceae)
Vijko Lukkien


photo Bas van de Riet
  
photo Bas van de Riet
Environ 8 espèces de cette famille existent en Europe à l'état sauvage, parmi lesquelles le lyciet, la morelle, la douce-amère et la pomme épineuse.
Celui qui veut vraiment faire connaissance avec ce groupe de plantes devrait aller à l'Amérique du Sud.
Dans cette région existent certainement 1600 espèces de la famille des Solanaceae, divisées en 63 genres différents. L'Amérique du Sud, par conséquent, est considérée le centre de diversité du groupe.


Solanum-coriaceum
photo Bas van de Riet
La pomme de terre et la tomate, connues chez nous et originaires des Andes au Pérou et Bolivie, sont aussi des Solanées, dont la pomme de terre est le numéro 4 (quant au poids) sur la liste mondiale des plantes alimentaires d'importance pour l'homme. La pomme de terre appartient au genre Solanum, qui forme avec ses 700 espèces en Amérique tropicale de loin le groupe le plus grand dans cette famille. Jusqu'à présent 6 espèces de ce genre ont été trouvées sur Trésor, dont deux sont représentées ici : Solanum coriaceum en Solanum oppositifolium.

Ce qui frappe d'abord est la grande ressemblance des fleurs avec des espèces (y compris celles de la pomme de terre), qui existent en Europe comme la douce-amère et la morelle noire.
Le façonnement des fleurs quinaires avec une calice à cinq points et une corolle, avec au milieu un petit tuyau de cinq étamines, embrassant un pistil, est presque identique aux espèces que l'on trouve chez nous.
Le fruit est toujours désigné comme " baie " et est représenté ici. (Voir photo Solanum oppositifolium).

Les fleurs des Solanées sont fécondées d'une façon particulière.
Elles ne possèdent pas de nectar pour attirer p. ex. des insectes. La plus importante attraction de ces fleurs est le pollen que les abeilles et les bourdons utilisent pour nourrir leur petits.

L'installation spéciale de pollinisation pour la visite des abeilles, est marquée par les pores au sommet des anthères des étamines, par où le pollen se libère.

Solanum oppositifolium
Ce pollen est sorti en secouant, dirait-on, par une conduite spéciale des abeilles, connu comme " bourdonner " (en anglais " buzz-pollination ").
Ce bourdonnement se produit par des vibrations rapides des muscles des ailes (jusqu'à 300 battements par seconde!), ce qui fait que le pollen se dégage et peut être recueilli par les abeilles.
En même temps il y a du pollen qui tombe sur le pistil au milieu de la fleur, et ainsi fécondation et fructification peuvent avoir lieu.

En plus des plantes d'intérêt économique comme la pomme de terre, la tomate, l'aubergine, le piment et le tabac, cette famille de plantes nous donne aussi un nombre de plantes décoratives populaires, dont le pétunia est le plus connu.







Pachira aquatica (Cacao-rivière)
Vijko Lukkien

Cet arbre aux feuilles palmées et à peu près toujours en fleur, dont la fleur est représentée ici, se trouve sur Trésor le long des rivières et ruisseaux.
Le nom " Cacao-rivière " est un peu trompeur et est emprunté à la forme et la dimension des fruits, qui font penser beaucoup aux vrais fruits du cacaoyer. Mais le cacaoyer (Theobroma cacao) appartient à une autre famille de plantes néotropicales: les Sterculiaceae.


photo Olivier Tostain
Le Cacao-rivière appartient à la famille des Bombacaceae, une petite famille d'arbres tropicaux de dimensions parfois étonnantes. Des représentants de cette famille existent sous les tropiques américains aussi bien qu'africains. Des exemples connus sont le baobab, le balsamier et le fromager.
Le bois de ces arbres est d'ordinaire très tendre et des fois même plus léger que le liège. Un exemple connu de ce dernier caractère est le " bois de Balsa " (Ochroma pyramidale) aussi une espèce néotropicale, dont le bois est utilisé pour l'isolation, les gilets de sauvetage, et le maquettisme. Il a été utilisé aussi pour la construction du fameux radeau : le Kon-Tiki.

Pachira est un genre tropical américain dont au moins 4 espèces ont été décrites et dont les fleurs se caractérisent par des étamines très saillantes. Des espèces de ce genre sont cultivées parfois pour leur valeur décorative (Pachira insignis, du Mexique) et leur graines huileuses, qui consistent pour la moitié de leur poids, d'huile.
La présence de l'huile fait que les graines flottent et par conséquent sont transportées plus facilement par l'eau. Ce n'est pas étonnant de trouver le Cacao-rivière surtout le long des cours d'eau.

Un caractère botanique extraordinaire de l'espèce est aussi que les plantules possèdent un cotylédon grand et un autre tout petit.
Qui veut admirer les fleurs du Cacao-rivière dans toute leur beauté doit le faire au lever du jour, parce que plus tard elles se flétrissent. Autant qu'on sache, les fleurs s'ouvrent pendant la nuit et sont fécondées alors selon toute probabilité par des chauves-souris.




Passiflora glandulosa
photo Bas van de Riet
Passiflores
Vijko Lukkien

Les passiflores sont des herbacées, souvent ressemblant aux lianes, pouvant grimper avec des vrilles sortant des aisselles, jusqu'en haut dans la canopée de la forêt tropicale humide. Exceptionnellement avec des tiges jusqu'à 40 mètres de longueur.
Les 400 représentants du genre Passiflore (de la famille des Passifloraceae) sont répandus en tous lieux tropicaux et subtropicaux d'Amérique du Sud et d'Amérique Centrale.
Sur Trésor 8 espèces ont été repérées jusqu'à présent, dont deux sont représentées ici.
Les feuilles des plantes sont disposées alternativement sur la tige avec à la base près de l'insertion de très ostensibles bractées en forme de feuilles.
à l'aisselle de ces feuilles nous trouvons les fleurs d'une architecture exceptionnelle.

Passiflora rufa
Allant d'en bas en haut, nous trouvons quelques bractées, qui pour ainsi dire embrassent la fleur en bas comme un petit corbier. Dessus, sur le fond de la fleur souvent à la forme d'une soucoupe, il y a successivement d'abord 5 sépales et puis 5 pétales. Les pétales aussi bien que les sépales ont en général des couleurs spectaculaires.
Sur le bord du fond de la fleur on trouve une structure extraordinaire: la corolle secondaire qui est placée, comme une haie simple ou double de filaments, autour d'une colonne avec au sommet successivement 5 étamines et 3 pistils.
Cette mise en place des étamines et pistils a tout à voir avec la manière dont les fleurs sont fécondées.
Des insectes (souvent des bourdons) qui sont à la recherche de nectar dans la base en forme de soucoupe de la fleur, reçoivent d'abord sur le dos le pollen, qui surgit des anthères des étamines inclinées en bas.
Dans une stade ultérieure de la floraison, les pistils s'inclinent et raclent pour ainsi dire, avec leur pistils spectaculaires les dos des visiteurs.
De cette façon la fleur sait activer une pollinisation croisée parfaite.


Passiflora coccinea
photo Eric Augusteijn
Mais ce ne sont que les insectes qui fécondent les fleurs. Les fleurs d'un rouge vif de la Passiflora vitifolia de Costa Rica fleurissent sur des tiges sans feuilles justement au dessus du sol forestier et y sont fécondées par des ermites, de petits oiseaux qui ressemblent aux colibris.
La réserve Trésor connaīt une espèce aux fleurs rouges, la Passiflora coccinea. Un caractère remarquable des fleurs est que ce ne sont pas seulement les pétales et les sépales qui sont rouges, mais aussi les bractées sous la fleur, contribuant ainsi, avec leur couleur rouge, encore plus à l'attrait spécial de cette fleur.
Cette espèce se trouve généralement au bord de la forêt tropicale où on la voit souvent en fleur avec des rejetons qui poussent des fois sur la route menant à Trésor.
Je suis naturellement bien curieux d'entendre comment ces fleurs sont fécondées. Puisque la couleur rouge n'est pas seulement une vraie attraction pour l'homme, mais aussi pour les colibris, je suppose, à vrai dire, que ces oiseaux font leur travail également ici.


Passiflora rufa avec fourmi
photo Bas van de Riet
Dans leur milieu naturel les Passiflores entretiennent des relations avec des pollinisateurs très divers, et aussi un nombre de relations très spécifiques avec des animaux.
Ainsi on trouve souvent des fourmis sur la Passiflore. Il ne s'agit pas de passants fortuits parce que ces fourmis sont attirées fortement par le nectar d'un nombre de nectaires, qu'on trouve sur les pétioles de ces plantes.
En plus on trouve sur les feuilles et les vrilles, les chenilles d'un groupe de papillons, à savoir les papillons Heliconia.
Environ 40 espèces des papillons Heliconia (Heliconiinae) ont été décrites jusqu'à présent. Les chenilles de cette espèce de papillons doivent avoir traversé une adaptation très spécifique parce que les Passiflores dont ils mangent,

Pétiole de Passiflora rufa
avec nectaires
contiennent une toxine très puissante consistant de composés d'acide cyanhydrique(cyanogène). Ces composés Pétiole de Passiflora rufa forment une bonne protection contre les multiples formes de avec nectaires rongement des herbivores de la forêt tropicale humide.
Les chenilles des papillons Heliconia ont rompu cet appareil de défense par une adaptation spéciale, ce qui entraīne des dommages aux plantes.
La recherche a su dévoiler un autre secret de la vie des Passiflores. Il s'en est ensuivi que la mortalité des chenilles sur les " passiflores-fourmis " est de 25% plus haute que sur des espèces qui n'ont pas de relation spéciale avec les fourmis.
Les espèces qui savent créer un lien avec des fourmis, par la présence de nectaires sur les pétioles, s'avèrent défendre la plante contre les attaques des chenilles mentionnées!
Dans la lutte contre les chenilles la Passiflore a développé encore plus d'armes.
Ainsi les femelles du papillon Heliconia,qui pondent les &156;ufs, sont trompées parce que quelques espèces de Passiflores développent des feuilles qui ressemblent beaucoup aux feuilles d'autres plantes des environs. Les femelles de ces papillons ne remarquent pas les Passiflores qu'elles cherchent. Un bon exemple décrit comme mimétisme de feuille.

Heliconius sara
En plus chez 2% de toutes les espèces décrites de Passiflores on a trouvé une technique de diversion très spéciale: mimétisme d'&156;uf. Les nectaires sur les pétioles montrent par cette technique de diversion une ressemblance très grande avec les &156;ufs des papillons Heliconia. Les papillons femelles préfèrent nettement pondre leurs &156;ufs sur des plantes, où n'ont pas encore été déposés des &156;ufs avant, avec comme conséquence qu'elles volent plus loin à la recherche d'une autre plante!
Les Passiflores sont un bon exemple de comment les plantes dans leur milieu naturel savent couramment assurer leur existence au milieu d'un grand nombre de relations complexes.
Quand les fleurs se sont fanées et les fruits mûrissent, de grandes variations de fruits comme des baies se développent sur les différentes espèces, ils sont mangés par un groupe presque autant varié d'animaux, depuis les oiseaux jusqu'aux singes (y compris l'homme).
Après que les graines aient passées par les différents tubes digestifs ces animaux contribuent a la dispersion de ces belles plantes.



Pinot (Euterpe oleracea)
Vijko Lukkien


Euterpe oleracea
photo Foto Natura
J'ose vous présenter une espèce végétale, un palmier, qui n'est pas encore sur la liste officielle des espèces trouvées sur Trésor.
C'est que c'est un très bel exemplaire des nombreux palmiers présents en Guyane française. Et puis, il y a toutes les chances que le Pinot, le nom qu'on lui donne en Guyane française et scientifiquement connu comme Euterpe oleracea, soit trouvé sous peu dans les forêts marécageuses de la rivière Orapa, qui forme la frontière sud de la réserve Trésor.

Qu'il pousse dans les forets marécageuses est très caractéristique pour le Pinot, puisqu'il aime avoir les pieds mouillés, au moins de temps en temps (lors des inondations périodiques).
Le Pinot est facilement reconnaissable, il forme plusieurs stipes atteignant des fois jusqu'à 20 mètres, qui tous sortent du même pied.
Et en plus il a des racines rouges, formées à la base, et de près très remarquables.

Les feuilles forment une autre marque distinctive magnifique, les folioles, placées sur l'axe principal de la feuille, pendent verticalement. On dirait qu'il lui manque de l'eau à la plante.
Ainsi on les reconnaīt de loin en naviguant sur la rivière.

Le pied des feuilles, la gaine, est tubulaire. Ces "tubes" ont, selon l'age des différentes feuilles, un diamètre différent, ce qui fait qu'elles s'entourent de l'extérieur à l'intérieur (emboītement cylindrique) cachant ensemble le bourgeon terminal; le soi-disant cœur de palmier.

Ces cœurs de palmier sont récoltés localement en assez grande quantité et apparaissent en boīte sur les marchés européens.
Je sais d'expérience que les cœurs de palmier (et surtout ceux fraīchement récoltés) forment un délicieux ingrédient des salades.

Le fait que le Pinot se ramifie en plusieurs axes, et que ceux-ci sont renouvelés par des rejets à la base du stipe, permet la récolte durable de ces cœurs de palmier. Surtout si l'on coupe les stipes d'une manière responsable, c'est-à-dire pas tous les stipes utilisables à la fois. L'Euterpe oleracea est aussi une espèce (très) commune le long des rivières et des criques. Finalement, il parait possible de cultiver le Pinot, en naviguant sur les fleuves des Guyanes, on rencontrera régulièrement des plantations petites ou plus grandes de "Cœurs de palmier".




photo Bas vd Riet
Scleria secans (Cyperaceae)
Bas P. van de Riet

Scleria secans appartient à la famille des Cyperaceae (carex ou laīches). Cette espèce existe sur des endroits perturbés, p. ex. les trouées ou au bord de la route sur Mt. de Kaw.
La plante est totalement recouverte de petits poils rugueux ou d'épines, à l'aide desquels les tiges et feuilles peuvent grimper dans et sur d'autres plantes. Ainsi toute la végétation peut s'enfricher, après que la plante s'y ait établie.
Un nom hollandais pour Scleria secans est "snijgras" = herbe coupante.
En anglais c'est "razorgrass" = herbe rasoir. "Secare" en latin signifie aussi couper.
Comme c'est déjà dit, les tiges et les feuilles sont couvertes d'un tas de petits poils. En traversant une végétation avec de l'herbe couteau, la chance est grande d'y attraper quelques grosses coupures. Faites donc attention!






Recherche dans la savane
photo: Foto Natura
"Des visages familiers" en terrain inconnu
Vijko Lukkien

Dans le cœur de la réserve Trésor se trouvent les savanes sèches et humides. Ce n'est qu'en 2003 que le site a été recherché par Mme R.(enske) Ek et des collègues de l'Herbier de l'Université d'Utrecht.

Les espèces végétales présentes ont été inventoriées pour la première fois, et en plus de ça, le sol des savanes a été étudié au moyen de sondages. Cette prospection a démontré que les savanes ont un caractère naturel tout à fait propre, et qu'elles n'ont pas été atteintes par des activités humaines (des incendies), comme à beaucoup d'autres endroits. Du reste, c'est unique que le sol soit argileux, contrairement aux savanes situées plus proches de la côte, dont le sol est sableux.


Une Utriculaire inconnue
En plus d'un grand nombre d'espèces de graminées et de cypéracées, nous y trouvons des espèces végétales étroitement liées à des espèces de la flore des Pays-Bas. Il s'agit ici des Utriculaires (Utricularia) et des Laitiers (Polygala). Les Utriculaires sont des plantes qui vivent surtout dans des parages humides (des flaques) et appartiennent au groupe de plantes carnivores. Les feuilles immergées de la plante, en forme d'outre, permettent la capture de toutes sortes d'insectes aquatiques.


Polygala martiana
photo: Foto Natura
Caractéristique pour les Laitiers est la structure des fleurs. Elles consistent de haut en bas de cinq pétales, dont deux dépassent latéralement (les ailes), colorés et plus grands que les autres trois. Les trois pétales supérieurs sont soudés entre eux et forment un tube, dans lequel se trouvent les huit étamines.

Jusqu'à présent, huit espèces d'Utriculaires ont été repérées. Dont deux attendent un nom correct. Sur l'image une des deux espèces encore inconnues et peut-être pas encore décrites avant.
On a trouvé maintenant environ trois espèces d'Utriculaires, dont une doit encore être dénommée. Ici représentée: Polygala martiana.















Voyria caerulea. Ces plantes ne sont pas plus grandes que 6 à 7 cm.
photo Foto Natura

Voyria corymbosa
photo Foto Natura
Les plantes du genre Voyria,
les naines de la Réserve Trésor

Par Vijko Lukkien

Les Voyria appartiennent à la famille des Gentianaceae et occupent une place particulière dans la forêt tropicale.
Etant petites, elles ne participent pas à la lutte pour la lumière. À l'opposé des arbres gigantesques, elles restent minuscules et elles se nourrissent par la relation que leurs racines établissent avec les mycètes du sous-bois.
Par la transformation de toute sorte de matière organique, ces mycètes forment alors des sucres et les passent aux Voyria, qui, à leur tour savent survivre sans chlorophylle dans la litière des sous-bois et souvent à l'ombre profonde.

Or, ces plantes mettent peu d'énergie dans la construction de leurs tiges et feuilles. Puisqu'elles ne possèdent pas de chlorophylle et qu'elles n'ont pas besoin de conquérir une place au soleil, les Voyrias se font cependant remarquer surtout par leurs fleurs souvent magnifiques, qui dépassent à peine la litière de feuilles de la forêt. Vues de près, les fleurs de ce groupe particulier de plantes sont éblouissantes. Dans la Réserve Trésor, entre-temps, cinq genres en ont été rencontrés.

Evidemment, ces fleurs sont tout à fait à la disposition de la pollinisation par insectes. Par la relation avec les mycètes du sol, ces Voyria sont un exemple magnifique d'un cycle de vie extraordinaire, qui peut se dérouler dans la forêt tropicale humide.





Vriesea splendens (Brongniart) Lemaire

Vijko P.A. Lukkien

Cette plante très décorative qui souvent se présente sur une base rocheuse dans la forêt humide de la réserve Trésor, appartient à la très vaste famille des Bromeliaceae (Bromélies).

Quand la longue tige se développe partant de la rosette de feuilles rayées de brun et rouge, la plante peut atteindre jusqu'à un mètre.
Pas seulement par les feuilles joliment rayées, mais aussi par les fleurs jaunes avec en dessous les bractées d'un rouge écarlate, la Vriesea splendens est une apparition remarquable dans la forêt tropicale humide.


Vriesea splendens

Guzmania lingulata
photo Bas van de Riet photo Foto Natura

Guzmania lingulata
photo Foto Natura

Aechmea mertensii

Vue d'en haut et coupe latérale d'un poil absorbant
de l'eau qu'on trouve par milliers sur les feuilles de
e. a. Vriesea et Tillandsia.
Strasburger et autres, 1971 Lehrbuch der Botanik,
Gustav Fischer Verlag, Stuttgart


photo Foto Natura

Bromelia spec.
photo Bas van de Riet
Les Bromélies forment une des familles les plus étendues de Centrale et du Sud. Les presque 3000 espèces reparties sur plus de 50 genres différents, existent dans la partie sud des Etats-Unis (Virginia), l'Amérique Centrale, les īles Caraïbe et l'Amérique du Sud jusqu'à la Patagonie.
Seulement une espèce existe hors des Amériques, à savoir en Afrique Occidentale, où pousse la Pitcairnia feliciana.

Sur la réserve Trésor on n'a trouvé jusqu'à présent que 12 espèces, reparties sur 8 genres différents.
En plus des représentants du genre Vriesea des espèces sont repérées des genres Guzmania (Guzmania lingulata en Guzmania melinonis), Tillandsia, Aechmea et Bromelia.
Parce que plus que la moitié des espèces de la famille des bromélies vit sur les branches et troncs d'arbres, buissons et lianes et qu'elles existent donc généralement hors de vue haut dans la canopée, toutes les espèces de Trésor ne se découvriront pas sous peu.

Ces plantes aériennes ou épiphytes montrent aussi des adaptations spéciales pour se fournir de l'eau, parce que des racines avec cette fonction manquent en beaucoup de cas.
Qui examine à la loupe les feuilles d'une Vriesea ou Tillandsia, y verra un grand nombre de minuscules cratères ronds étroitement serrés. Sur ces endroits il y a un poil en forme d'écu (comme un parapluie) qui est profondément enfoncé avec une petite tige de cellules dans l'épiderme de la feuille. (Voir figure).
Sous des circonstances sèches, les bords de l'écu ferment hermétiquement la cavité en bas, mais quand l'air devient plus humide cette construction exceptionnelle aspire justement de l'eau, en formant une ouverture étroite le long des bords de l'écu. (Tout ceci fait penser un peu au bouchon d'une baignoire moderne, qui est actionné par pression d'air.)
Beaucoup de bromélies épiphytes se munissent ainsi d'eau à l'aide de milliers de poils en forme d'écu (absorbant).

Une autre tactique est que les feuilles en rosette forment un type de bassin qui est rempli pendant qu'il pleut et dont de l'eau peut être puisée pendant des périodes sèches.
Ces bassins naturels forment à leur tour la base pour des biocénoses très spéciales dans la forêt humide.br> Beaucoup d'animaux de la canopée trouvent un abri, de l'eau ou de la nourriture dans ces points d'eau des Bromélies (voir illustration).
Il faut penser ici à des oiseaux, lézards, salamandres, grenouilles, limaces, de nombreux insectes, vers plats et même des crabes.
La famille des Bromeliaceae connaīt quelques applications économiques très connues. La plus connue est probablement l'Ananas (Ananas comosus) qui est cultivé déjà depuis le 15e siècle et qui a commencé depuis un vrai tour du monde.
Puis il y a beaucoup d'espèces qui son cultivées comme plantes de jardin (sous les tropiques) ou d'intérieur dans les zones plus tempérées du monde.
Des représentants des genres Vriesea, Aechmea, Guzmania et Tillandsia sont devenues des apparitions familières sur les rebords des fenêtres ou dans les serres.br>


Smilax, une plante grimpante qui passe inaperçue,
mais qui est une 'armoire à pharmacie' verte.

Vijko Lukkien

Dans la lutte concurrentielle pour la lumière, on trouve dans les forêts tropicales maintes espèces de plantes grimpantes qui se livrent au combat pour conquérir une place au soleil en passant littéralement 'sur le dos' des autres plantes.


Un Myriapodes (Orthoporus sp.) sur Smilax poeppigii
photo André van Proosdij
Des représentants du genre Smilax sont armés pour ces grimpées avec des vrilles et des épines.
Les vrilles, issues de la pétiole, s'ancrent sur d'autres plantes, tandis que les épines des tiges servent parfaitement de crampons.

Environ 300 espèces du genre Smilax, présentes surtout dans les régions tropicales et subtropicales de l'Amérique, ont été décrites. Il n'y en a que quelques-unes qui se sont établis aussi dans les zones tempérées.

Les fleurs sont insignifiantes et caractéristiques d'une plante monocotylédone ternaire, c'est-à-dire à périanthe, comprenant six pétales, six étamines et un ovaire 3-loculaire. Smilax est en plus dioïque, ce qui veut dire que les fleurs māles (aux étamines) et les femelles (aux pistils) se trouvent sur des plantes séparées.

Les fruits de ces plantes sont des baies, un peu colorées, dispersées surtout par les oiseaux. Peu est connu sur la façon dont les fleurs, plutôt discrètes, sont fécondées.

Plusieurs descriptions indiquent que ces plantes ont une longue histoire de divers usages médicinaux par l'homme. La substance sarsaparilla est extraite de plusieurs espèces, et utilisée surtout comme remède contre le rhumatisme.
Par la population autochtone (les indiens) des extraits des tubercules et des racines, riches en amidon, combinées avec d'autres produits végétaux et animaux, sont utilisés contre une série bariolée de maladies, comme les douleurs rhumatismales, les règles douloureuses, la fièvre, les crampes gastriques et les affections cutanées et génitales.
En plus, les extraits des racines sont utilisés comme remède diurétique et dépuratif.

En bref, comme plante ornementale, Smilax ne fera pas fureur, mais si comme modeste plante grimpante de la forêt tropicale aux effets secondaires très remarquables.




Sitemap | Auteurs | Gestionnaire du site internet | ©2005 Fondation Trésor