
 Manakin erythrocephala, Manakin à tête d'or |
 Dénommer les oiseaux n'est pas une sinécure. |
 Bothriopsis bilineata | | photos Kévin Pineau |
Que s'est-il passé ces trois derniers mois dans la réserve naturelle Trésor?
Kévin Pineau
Du point de vue scientifique et naturaliste, nous avons essentiellement poursuivi les programmes en cours qui consiste au suivi temporel des oiseaux de sous bois de la réserve (voir dernier tresorniews). Nous en sommes à la troisième session de capture et préparons activement la prochaine session à la fin décembre. Ce programme continu de passionner les ornithologues guyanais qui apportent un soutien bénévole important. Parallèlement à ce programme, des sessions d'inventaires des chiroptères sont organisées sur le même site. Mené par Kévin Pineau et des bénévoles, ce travail à d'ors et déjà permis d'inventorier une quinzaine d'espèces de chauves-souris pour la réserve.
L'équipe de la réserve poursuit les inventaires de la faune et de la flore de la réserve au gré des sorties sur le terrain. Ainsi ces 3 derniers mois ont permis d'inventorier 10 nouvelles espèces d'oiseaux,
 Notre nouvelle garde forestière, Charlotte Briand, conversant avec Vijko Lukkien lors du dernier voyage des donateurs. | 2 espèces de serpents et 1 espèce de lézard
Concernant l'éducation à l'environnement nous travaillons actuellement à un projet d'exposition pour le sentier botanique. Il s'agit de panneaux explicatifs abordant différents thèmes de la forêt tropicale (racines, lianes...). Ces panneaux devraient êtres finalisés et installés tout au long du sentier en début d'année prochaine.
Enfin, nous sommes très heureux d'accueillir Charlotte Briand, notre nouvelle garde-animatrice qui travaille désormais aux côtés de Kévin Pineau.

Les papillons diurnes de Trésor – une introduction
Hajo Gernaat
Les papillons constituent un aspect primordial en Guyane française et au Surinam. Pendant la saison des pluies, de petits papillons portant de petites queues et parés de points argentés se trouvent par centaines sur le Moucou-moucou (Montrichardia arborescens); pendant la saison sèche, on peut voir des nuages de papillons blancs et jaunes au bord des fleuves, d’énormes papillons Morphos bleus planent majestueusement dans la forêt. A vrai dire, les papillons on les voit partout et toujours.
Les papillons appartiennent à la classe des Insecta et à l’ordre des Lépidoptères. Ce nom vient de « lepidos » qui veut dire écailles en grec et se reporte au fait que les ailes sont recouvertes des deux côtés de petites soies, qui contiennent des pigments très colorés et ont  Figure 1 | une forme d’écailles, s’imbriquant entre elles pour ainsi dire comme des tuiles miniatures. Les papillons diurnes sont répartis en deux superfamilles: Hesperioidea et Papilionoidea. Le nombre total d’espèces de Hesperioidea et Papilionoidea dans le monde entier est estimé à plus de 20.000, le nombre total des autres espèces de papillons (surtout nocturnes) à au moins dix fois autant. Les papillons de jour sont reconnaissables à la forme des antennes (antennae: cf. figure 1): celles des Papilionoidea terminent en massue (figure 1-a); chez les Hesperioidea les antennes terminent le plus souvent en massue courbée ou elles ont des extrémités plus ou moins unciformes (figure 1-b). Les espèces d’autres (super)familles portent des antennes différentes (figure 1, c et d).
Aucune liste exhaustive des papillons diurnes du Surinam et de la Guyane française n’a jamais été faite. Le nombre total des papillons diurnes est estimé pour le Surinam à 1462 et pour la Guyane française à 1643. Environ 600 sont des Hesperioidea (des espèces de mites, couramment petites et foncées) et les autres sont des Papilionoidea. De ce dernier groupe quelques espèces seront décrites plus en profondeur.
 Heraclides thoas thoas |
 Morpho helenor helenor | | Photos: Foto Natura |
Figure 2 |
Figure 3 |
Heraclides thoas thoas (figure 2)
C’est l’espèce la plus commune des Papilionoidea, la famille des grands porte-queues et des machaons. Heraclides thoas fut décrit initialement par Linné en 1771 à partir d’un spécimen provenant du Surinam. L’espèce est répartie géographiquement du sud des Etats-Unis et Cuba jusqu’à l’Argentine centrale. Au Surinam et en Guyane française l’espèce est très répandue au nord (dans les régions cultivées comme le Cultuurtuin au Surinam), mais elle est aussi présente dans les forêts primaires et secondaires.
Quand il aspire le nectar des fleurs, on peut observer un caractéristique de tous les grands porte-queues: même au repos ils font vibrer leurs ailes en permanence et en regardant bien, on voit que les ailes avant et arrière ne meuvent pas dans le même plan horizontal; ce n’est que chez les grands porte-queues que les ailes soient « débranchées » au repos.
Les ufs sont pondus par la femelle sur plusieurs espèces de Rutaceae ( e.a. Citrus), mais au Surinam surtout sur différentes espèces de poivriers sauvages (Piper, famille Piperaceae). Les ufs sont pondus sur le dessus des feuilles jeunes. Les chenilles sont blanc-jaune et brun et camouflées en excrément d’oiseau. Des fois elles se trouvent sur une branche, mais le plus souvent en pleine vue sur une feuille. La chrysalide est attachée par un filament et prend la tenue de camouflage à peu près parfaite d’une petite branche rompue et partiellement pourrie.
Morpho helenor helenor (figure 3)
Au Surinam et en Guyane française il y a deux espèces de « Morphos barrés », qui se ressemblent beaucoup, et, pour autant qu’on sache actuellement, elles se trouvent le plus souvent ensemble dans une même région: Morpho achilles et M. helenor.
Morpho helenor fut décrit pour la première fois par le hollandais Pieter Cramer en 1776. C’est une espèce extrêmement variée: répartie géographiquement du Mexique en passant par Trinité-et-Tobago jusqu’au Brésil et la Bolivie, on ne distingue pas moins de 30 sous-espèces! Morpho helenor est répandu partout au Surinam et en Guyane française, aussi bien dans la zone des savanes, comme dans les forêts secondaires et primaires. En général, on voit des papillons tranquilles voletant bas au-dessus des sentiers, mais une fois dérangés, ils peuvent filer comme une flèche entre la végétation avec une vitesse et agilité incroyables.
Les plantes dont ils se nourrissent appartiennent à la famille des légumineuses (Fabaceae) ou aux Bignoniaceae. La chenille vit le plus souvent seul, se nourrissant la nuit, elle est villeuse avec de grandes taches vertes sur le dos. La chrysalide est verte et incroyablement petite pour un papillon d’une taille pareille.
 Caligo teucer teucer |
 Anartia amathea amathea | | Figure 4 |
Figure 5 |
Caligo teucer teucer (figure 4)
Les papillons Caligo doivent leur nom populaire, papillons-hiboux, aux grands yeux, rappelant ceux d’un hibou, sur le dessous de leurs ailes postérieures. Probablement ils constituent un moyen de défense pour effrayer les prédateurs. Au Surinam et en Guyane française, on connait cinq espèces. Les plantes dont se nourrissent ces papillons sont normalement les Heliconiaceae (Balisiers): ces plantes appartiennent à des espèces voisines des bananiers (natifs de l’Asie sud-est et introduits en Amérique du Sud). Les chenilles Caligo se nourrissent aussi sur les bananiers et se sont répandues jusque dans les zones habitées, même jusque au centre de Paramaribo et de Cayenne. Puisque les papillons Caligo volent au crépuscule et dans les parties obscures de la forêt, on ne les voit pas souvent.
Caligo teucer, décrit pour la première fois par Linné en 1758, à partir d’un spécimen provenant d’ « America », est présent du Venezuela et Trinidad jusqu’au Sud du Brésil et Paraguay, il existe huit sous-espèces. Au Surinam et en Guyane française la sous-espèce teucer est probablement présente dans tout le pays, mais on la voit peu. Par contre, c’est facile d’attirer cette espèce en déposant de la banane fermentée (qui sent l’alcool).
L’espèce, y-inclus la chenille, a déjà été décrite par Maria Sibylla Merian dans son Metamorphosis Insectorum, publié en 1705 (image 23) : « La chenille brune... a quatre épines sur le dos, la tête se montre couronnée, la queue fendue, les pieds sont rouges. Le 3 décembre elle s’est attachée, et est devenue une chrysalide peinture de bois, qui a deux taches argentées sur chaque côté, de cette chrysalide sortit le 20 décembre un beau papillon... »
Anartia amathea amathea (figure 5)
C’est une des espèces les plus communes des papillons diurnes du pays et on la verra certainement. Elle fut décrite par Linné en 1758 et est présente de la Colombie jusqu’au Sud du Brésil et de la Bolivie, il existe quatre sous-espèces.
Le nom amathea a une histoire intéressante. Amalthea était dans la mythologie grecque le nom de la chèvre qui allaita le dieu Zeus (Jupiter) (au 18e siècle, beaucoup de noms de papillons ont leur origine dans la mythologie grecque ou romaine). Le nom Amalthea fut d’ailleurs aussi donné à la lune rouge, interne de la planète Jupiter. Linné a probablement commis une erreur en traduisant le mot grec amalthea en latin amathea. Des auteurs ultérieurs, comme Clerck (1764) et Cramer (1780) ont essayé de corriger la faute, mais puisque le nom d’une espèce est définie dans sa description originale, amathea est le seul nom correct.
Au Surinam l’espèce a été trouvée en grand nombre dans la zone des savanes: à et autour de Paramaribo, Zanderij, Lelydorp, Alkmaar, Wageningen, Albina, mais aussi plus loin dans l’arrière-pays (Herminadorp sur le fleuve Maroni, Brownsberg, les chutes de Blanche Marie, la rivière Tibiti). En Guyane française elle est décrite surtout dans les zones forestières. En fait le papillon est partout présent où poussent ses plantes alimentaires: les plantes de la famille des Acanthaceae (l’acanthe y appartient) et des Labiatae ou Lamiaceae (la menthe). Il s’agit d’herbacées (mauvaises herbes), qui poussent sur des habitats bien mouillés, et perturbés, comme les talus, les zones cultivées, le long des canaux d’irrigation etc. Souvent, les femelles ne pondent pas leurs ufs sur la plante alimentaire, mais tout près. Les chenilles sont noires avec des taches brun rougeâtre et des épines finement ramifiées.
Dans un habitat déterminé, Anartia est souvent l’espèce de papillon la plus fréquente. Les papillons vivent 1 à 2 semaines et ils sont actifs au soleil et sous une pluie légère. On voit souvent des exemplaires aux ailes abimées, probablement par des prédateurs: des oiseaux, lézards, insectes (mantes religieuses, guêpes, fourmis) et araignées. Les ufs et les chenilles sont attaqués par des guêpes (parasitaires).
La couleur rouge typique des ailes joue un rôle lors de la procréation: les mâles s’accouplent beaucoup moins aux femelles dont la couleur rouge des ailes a été enlevée. En plus, la couleur rouge protège possiblement contre les prédateurs: pendant une expérience on donna aux oiseaux d’Heliconius erato à manger, une espèce de papillon aux ailes antérieures noir et rouge avec un goût mauvais à cause des substances toxiques dans le corps: les oiseaux qui avaient appris à ne pas manger erato, s’avérèrent aussi ne pas attaquer Anartia amathea. Il s’agit ici peut-être de mimétisme (imitation).
 Anartia jatrophae jatrophae |
 Dryas iulia alcionea | | Figure 6 |
Figure 7 |
Anartia jatrophae jatrophae (figure 6)
Un papillon également très fréquent, connu dans d’autres pays comme « paon blanc ». Anartia jatrophae fut décrit originairement par Linné en 1763, probablement à partir d’un spécimen provenant du Surinam. La répartition géographique s’étend du sud des Etats-Unis et des Caraïbes jusqu’à la Bolivie et au Brésil. Il y a sept sous-espèces, dont cinq sur les îles Caraïbes. Jatrophae est la sous-espèce sud-américaine.
Au Surinam et en Guyane française elle est présente dans les mêmes régions et habitats qu’ Anartia amathea (cf. ci-dessus), bien qu’ Anartia jatrophae semble être présente plus souvent sur des endroits un peu plus secs, où la végétation est plus basse, où les plantes alimentaires (des mêmes familles que pour amathea, mais aussi des Verbenaceae et possiblement les Scrophulariaceae) ne soient pas utilisées par d’autres espèces. La biologie et le comportement ressemblent beaucoup à ceux d’amathea. Après environ quatre jours la chenille sort de l’uf, le stade de chenille dure environ 20 jours et le stade de chrysalide sept à huit jours.
Il se peut d’ailleurs que le nom jatrophae soit dû à une observation fautive. En 1705 Maria Sibylla Merian publia à Amsterdam son livre célèbre sur les insectes surinamiens (Metamorphosis Insectorum Surinamensium). Sur l’image 4, le papillon, connu actuellement comme Anartia jatrophae, est représenté sur un manioc (Jatropha manihot). Elle écrit qu’elle a vu beaucoup de chenilles sur le manioc, qu’elle les a nourries avec les feuilles de la plante, et qu’après le papillon est sorti de la chrysalide. Linné connaissait le livre de Merian et c’est probablement en raison de cette description qu’il désigna le papillon jatrophae. Maintenant nous savons qu’Anartia jatrophae ne se trouve pratiquement jamais sur le manioc et qu’en tout cas, ce n’est pas la plante alimentaire de l’espèce!
Dryas iulia alcionea (figure 7)
Dryas iulia fut décrit initialement par Fabricius en 1775 à partir d’un spécimen provenant d’ « America ». Il existe 13 sous-espèces du sud des Etats-Unis et des Caraïbes jusqu’à l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud. Neuf sous-espèces sont présentes sur les îles Caraïbes. Des études ont démontré que Dryas iulia a atteint les Caraïbes par deux routes, d’une part du sud depuis l’Amérique du Sud jusqu’aux Antilles et la Floride, de l’autre part depuis l’Amérique centrale jusqu’à la Jamaïque.
La sous-espèce alcionea fut décrite initialement en 1779 par Pieter Cramer à partir d’un spécimen provenant du Surinam. Alcionea est présente dans la plupart de l’Amérique du Sud. Au Surinam et en Guyane française on voit ce papillon souvent, mais il est en fait peu collectionné, à cause de son vol rapide et son agilité incroyable. Au Surinam il a été trouvé dans les zones côtières (Galibi, Wia Wia beach), Albina, Paramaribo (Cultuurtuin!) et Nickerie area, mais aussi dans des régions de forêts primaires comme Brownsberg (aussi bien sur le plateau comme à Witikreek), le Mt Lely, les chutes de Blanche Marie et de Raleigh (l’île Foengoe). En Guyane française il a été décrit dans la zone côtière et à Saut Maripa.
C’est surtout le long des pistes forestières et dans les clairières qu’on rencontre cette espèce voletant à une hauteur d’environ trois mètres ou visitant les fleurs.
Les ufs sont pondus un par un, le plus souvent sur des pousses ou des feuilles jeunes d’un nombre limité d’espèces de Passiflora (markoesa au surinamien), mais quelquefois sur de la végétation à proximité de la plante alimentaire. Les chenilles adultes sont multicolores; généralement beiges avec des taches qui varient du rouge au brun avec de très fines lignes noires; sur le corps elles ont de longues épines noires et trois pairs d’épines blanches et elles portent deux petites cornes sur la tête. La chrysalide est marron foncé, elle est suspendue verticalement, en forme de S arrondi. Les chenilles peuvent devenir un peu nuisibles pour les passiflores.
Comme étudiant en médecine, Hajo B.P.E. Gernaat travailla en 1982, pendant trois mois, dans l’hôpital des diaconesses à Paramaribo. De 1986 à 1987 il exerça comme médecin tropical en Zambie et en 2000 il soutint une thèse de doctorat portant sur l’étude de la relation entre la malnutrition infantile et la pauvreté en le nord-est de la Zambie. Depuis 1994 il est psychiatre et actuellement rattaché à l’hôpital des diaconesses de Meppel. Son intérêt pour les papillons tropicaux s’éveilla en Zambie; depuis 2001 il s’occupe d’un inventaire des papillons diurnes du Surinam. En février 2006 il était sur le Brownsberg au Surinam en train de faire un inventaire des papillons diurnes quand il rencontra les membres du voyage des donateurs Trésor.
Email : hajo.gernaat@gmail.com
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 Les quatre traducteurs, de gauche à droite : Linda Vreman, Priska Frank, Annemie Posner et Hanna Simon-Duttendorfer. | | photos Eric Augusteijn |
Journée des traducteurs 2007
Eric Augusteijn
Le samedi matin trois novembre, se réunirent dans le Musée de l’Université d’Utrecht, les sept personnes qui se sont consacrés pendant les derniers deux ans au site Internet trilingue de Trésor, les quatre traducteurs: Linda Vreman (anglais), Priska Frank (anglais), Annemie Posner (français) et Hanna Simon-Duttenhofer (anglais), et le soussigné en tant que webmestre.
Nous étions enchantés de revoir Wulfert van Ginkel. Dans le passé, Wulfert a traduit beaucoup (en français) pour Trésor. Etant très occupé, il n’avait pas de temps de le faire pendant l’année passée, mais il a fait savoir qu’il voudrait bien recommencer.
Le Conseil d’Administration nous avait invités, nous et nos partenaires, pour une journée-rencontre. Une telle réunion est vraiment très agréable. On revoit ceux avec qui on correspond régulièrement par courrier électronique. Pour une bonne collaboration, c’est aussi utile de se regarder dans les yeux de temps en temps et de se parler.
Le Conseil d’Administration avait organisé un programme intéressant. Après l’accueil et le café, Peter de Haan donna une explication du Musée de l’Université, dont il est le directeur. Le Musée possède une collection unique d’objets utilisés jadis par des scientifiques et des enseignants. Une visite des expositions suivit, on admirait la collection magnifique de modèles de méduses de verre, et on s’amusait à « jouer » dans le laboratoire pour enfants. Dans la salle de l’exposition « Caractère en spectacle » nous pouvions tous comparer notre caractère avec celui de coryphées d’Utrecht comme Henk Westbroek et Claudia de Breij, avec des résultats des fois surprenants.
Après le déjeuner, Vijko Lukkien nous guida dans l’ancien jardin botanique: un match à domicile pour lui, puisque c’est ici qu’il commença sa carrière de directeur de jardin.
Ceux, à qui restait encore du temps, assistèrent ensuite, avec les « Amis de l’ancien jardin botanique » à une exposé du conflit des crânes d’Urk.
C’était une journée charmante, et à la fois très utile pour la collaboration entre les membres de l’équipe du web!
 Les traducteurs, dirigeants et leurs partenaires se rencontrent à Utrecht. |
 Vijko Lukkien parlant du Ginko biloba dans le jardin. |

 Eric Augusteijn: « Chez Trésor l’argent ne disparait pas dans les poches. » |
Aussi notre webmestre est un idéaliste!
Interview par Aart de Lang
Je me rendais compte que c’était quand même une assemblée composite, quand, le samedi 3 novembre j’étais attablé à côté d’ Eric Augusteijn, dans le Musée de l’Université d’Utrecht. Nous n’y étions pas seuls. Nous assistions à la réunion annuelle des bénévoles qui se dépensent pour Trésor en tant que traducteurs. Eric assistait en sa qualité de photographe et rédacteur de notre magazine Trésor Nieuws. Autre part dans cette édition vous pouvez lire son récit de la journée. Moi, j’y étais pour interviewer Eric. Tous les présents, les traducteurs, Eric, Vijko et Pipasi, Frans et Marga, mais aussi tous ces autres bénévoles de Trésor qui n’y étaient pas, ce sont surtout des idéalistes, ou, comme Eric l’a dit : des gens qui veulent laisser un monde un peu plus vivable à leurs enfants et petits-enfants. Ce qui les rapproche les uns des autres est qu’ils ont choisi Trésor, cet idéal qui nous tient tellement à cur. Un morceau de forêt tropicale humide dans un continent lointain, bien protégé contre les scies sinistres des marchands de bois et autres brigands qui menacent notre beau monde et sa biodiversité.
Eric Augusteijn, né à Rotterdam et habite depuis 1978 Schiermonnikoog, il prit le relais il y a quelques ans de notre premier webmestre, Guus Pfeiffer. Eric était depuis toujours un « vert » dans le bon sens du mot. Ainsi il passa au fournisseur d’énergie verte, Greenchoice. « C’était d’ailleurs très facile de changer de fournisseur », dit Eric en passant, « Greenchoice arrange tout ». A Rotterdam il enseigna pendant 17 ans à l’école ménagère de Rotterdam, un poste d’enseignant général du second degré, et à ce temps-là il essayait déjà de transmettre l’amour de la nature à ses élèves en les assignant des travaux sur ce sujet. Cette mission, il l’a continuée depuis 1978 à Schiermonnikoog, où il n’enseignait au collège d’enseignement général local pas seulement les mathématiques, la chimie et la biologie, mais où il instruisait ses élèves aussi de l’amour de la nature.
Eric s’est toujours efforcé de contribuer à la protection de la nature à sa manière et en fonction de ses possibilités. Ainsi travaille-t-il aussi pour le Parc National de Schiermonnikoog (où il prend soin du site Internet!) et était-il pendant neuf ans membre du Comité Général de l’Association des Wadden.
Quand, il y a six ans environ, Vijko Lukkien rentra à Schiermonnikoog, l’île de sa jeunesse, c’est par lui qu’Eric entra en contact avec Trésor. En 2003 il participa au voyage des donateurs et il était tout-de-suite perdu. Le concept d’une organisation petite et transparente de bénévoles, où personne n’est payé et où l’argent ne disparaît pas dans les poches, un club aux lignes courtes et résultats tangibles, cela lui plaît à Eric. Mais pouvait-il y déployer son know-how spécifique? Evidemment! Un site Internet est toujours améliorable. Eric était conscient des avantages d’un site multilingue, pas seulement en hollandais, mais aussi en français et en anglais. Un appel fut lancé pour des traducteurs et ensemble avec eux, Eric a construit le magnifique site Internet que nous avons maintenant. Un site Internet qui attire par semaine quelques 800 visiteurs! Lorsque je présentai le site en 2006 au Conseil Général de la Guyane française, on était très impressionné. C’était de la promotion du pays comme on ne connaissait pas encore!
Le point de départ d’Eric c’est de créer un site Internet qui soit assez intéressant pour qu’on le visite régulièrement. Cela demande de l’information fondée pour des écoliers, des étudiants, des scientifiques, des sponsors, des donateurs et d’autres qui s’intéressent pour la conservation de la forêt tropicale humide. La Plante du Mois est une telle rubrique, qui donne valeur d’actualité au site. Mais aussi le contenu de Trésor Nieuws y figure. Des nouvelles de la région même. Et que pensez-vous de la possibilité de payer par une donation à Trésor pour la compensation de CO2 d’un voyage en avion?
Mais Eric est aussi rédacteur de Trésor Nieuws. Avec Vijko, il est sur le dos de ceux qui contribuent pour qu’ils se tiennent à la date limite, il rédige, si besoin est, la copie et il délibère avec les dessinateurs. C’est grâce à des bénévoles comme Eric, qui se consacrent corps et âme à la nature, que Trésor peut survivre. Voulez-vous apporter aussi votre pierre à l’édifice? Il y a toujours beaucoup à faire. Envoyez-nous un email ou écrivez-nous avec la suggestion de ce que vous voulez faire. Votre apport sera très apprécié.

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